« Le songe d'une nuit d'été | Page d'accueil | Hip hop, art et vaches »

13.05.2005

Le songe d'une nuit d'été

C'est alors qu'apparut le renard.
-Bonjour, dit le renard.
-Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se tourna mais ne vit rien.
-Je suis là, dit la voix, sous le pommier.
-Qui es-tu? dit le petit prince. Tu es bien joli...
-Je suis un renard, dit le renard.
-Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste...
-Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé
-Ah! Pardon, fit le petit prince.
Mais après réflexion, il ajouta :
-Qu'est-ce que signifie "apprivoiser"?

Antoine de Saint Exépury, Le petit Prince

Parce que cet extrait me fait penser d'abord à la piéce que j'ai vu hier soir dans le cadre du French May : Solitudes multiples, une adaptation de Dans la solitude des champs de coton de Koltes, en français et cantonnais sous titré en anglais. Double apprivoisement dans le thème donc (la rencontre de deux solitudes ) et dans la forme (apprivoisement des langues entre elles). Et comment même ce que tu ne comprends pas peut faire sens : ce qui m'a sûrement le plus touché dans la performance a été la voix de l'acteur hongkongais qui jouait le dealer lorsqu'il a chanté, avec une voix très puissante, une chanson dont je n'ai compris un traître mot.
Après, un verre au Fringe où des couples dansaient le tango.


Puis, sur le chemin des chats Dou et moi avons tenté avec du lait pendant une heure d'apprivoiser deux petits chatons, sans succès.

Les commentaires sont fermés.